Réponses au test de connaissances

Question 1 : Quelles sont les indications absolues de prescription d’un stylo auto-injectable d’adrénaline ?

  • A : Antécédent d’anaphylaxie liée à un aliment, au latex ou à un aéro-allergène.
  • B : Antécédent d’allergie alimentaire associée à un asthme modéré ou sévère non contrôlé.
  • C : Antécédent d’allergie aux venins d’hyménoptères en cas de réaction systémique.
  • D : Antécédent d’anaphylaxie induite par l’exercice.

Pouessel et al. (JEUR (2017) 29, 60-70) rajoutent les antécédents d’anaphylaxie idiopathique et les antécédents de mastocytose.

Question 2 : Quel dosage d’adrénaline auto-injectable pour un enfant de 20 kg ?

  • A : Pas de prescription en dessous de 30 Kg
  • B : 0,30 mg
  • C : 0,15 mg – La posologie de 0,15 mg est recommandée pour un poids de 7,5 à 25 kg. Au delà, c’est une seringue de 0,30 mg qui devra être prescrite.
  • D : La moitié d’une seringue de 0,15 mg

Question 3 : Au vu de cette échographie cardiaque, vous évoquez :

 

  • A : Un kyste ventriculaire – L’absence de flux décelable dans le kyste fait le diagnostic.
  • B : Une insuffisance mitrale
  • C : Un caillot
  • D : Un artéfact

Question 4 : En mission, l’hiver, dans un pays en proie à un conflit impliquant la population civile, vous assurez la garde d’un hôpital urbain. Une dizaine de personnes vous sont amenées par des véhicules particuliers. Un bombardement a frappé leur quartier. Elles présentent toutes une hypersécrétion lacrymale et salivaire, un myosis et une photophobie. Vous constatez un bronchospasme chez la plupart d’entre eux. Ils sont plutôt hypertendus et se plaignent de spasmes digestifs.
Vous évoquez :

  • A : Un syndrome pulmonaire lié à la poussière des bombardements
  • B : Une intoxication alimentaire
  • C : Une intoxication par organophosphorés
  • D : Une complication virale chez des sujets fragilisés

Ces sujets sont victimes d’un bombardement par des gaz de combats type organophosphorés. Ces neurotoxiques sont responsables du blocage des cholinestérases, système enzymatique chargé de la dégradation de l’acétylcholine au niveau des synapses cholinergiques. Il s’en suit une accumulation d’acétylcholine au niveau de ces synapses avec stimulation des récepteurs cholinergiques.

Question 5 :
Vous traitez ces victimes du bombardement toxique en première intention par :

  • A : De l’atropine IV 1 mg. Injection unique
  • B : De l’atropine titrée 1 mg/1mg jusqu’à sédation de la bronchorrhée
  • C : Du diazépam
  • D : Du Contrathion

Le diazépam prévient les crises convulsives.

Question 6 : La posologie du Contrathion est de :

  • A : 100 mg IM
  • B : 200 mg IVD
  • C : 400 mg IVD
  • D : 400 mg IVL, puis 400 mg après 30 minutes, puis 200 mg / 4h. Le Contrathion (méthylsulfate de pralidoxime) réactive les cholinestérases. Il se présente en flacons de 200 mg.

Question 7 : Critères d’hospitalisation d’un brûlé adulte.

  • A : Surface brûlée > 15%
  • B : Surface brûlée > 20%
  • C : Surface brûlée > 10% avec brûlures profondes
  • D : Surface brûlée < 10% et inhalation de fumées

Des brûlures du 2ème degré profond, ou du 3ème degré imposent une hospitalisation de principe. Les critères de gravité sont, outre l’inhalation de fumées, l’atteinte de zones fonctionnelles, un polytraumatisme, une brûlure électrique ou chimique.

Question 8 : Critères d’hospitalisation d’un enfant brûlé de plus de 5 ans :

  • A : Surface brûlée > 5%
  • B : Surface brûlée > 7,5%
  • C : Surface brûlée >- 10
  • D : Surface brûlée > 20%

Question 9 : Le midazolam est la benzodiazépine la mieux adaptée pour une sédation dans le contexte de l’urgence. La posologie d’une titration est de :

  • A : 5µg/kg
  • B : 10 à 20µg/kg – Ce, d’autant qu’un morphinique est prescrit conjointement.
  • C : 30µg/kg
  • D : 1 mg

Question 10 : Devant une colique néphrétique, vous proposez en première intention :

  • A : 3mg de morphine IV
  • B : Une ampoule IV de Spasfon
  • C : 50 mg /6h en IVL de Profénid – Les antispasmodiques n’ont qu’une efficacité variable.
  • D : 5µg/kg de midazolam